Portrait non disponible

Né en Sierra Leone · Nationalité sierra-léonaise — Rébellion / guerre civile / crimes de guerre / diamants / justice internationale

Foday Sankoh

Fiche documentée couvrant 13 controverses, dont « 1991 : lancement de l'insurrection du RUF depuis le Liberia » et « 1996 : mutilations et amputations utilisées pour terroriser les électeurs avant le scrutin ».

Vous êtes concerné(e) ? Droit de réponse

Fiche Nº 2215 · Mise à jour le 12 octobre 2026

13Controverses documentées
12Sources
1Mise en examen · au total1 close sans condamnation
1Condamnation

I. Controverses documentées

Affaire · 8 étapes documentées

2003 : inculpation par le Tribunal spécial pour dix-sept chefs de crimes de guerre et crimes contre l'humanité ; décès avant procès

Non-lieu / classement
01

7 mars–29 juillet 2003

2003 : inculpation par le Tribunal spécial pour dix-sept chefs de crimes de guerre et crimes contre l'humanité ; décès avant procès

Non-lieu / classement

Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone inculpe Sankoh de dix-sept chefs liés notamment à la terreur contre la population civile, aux meurtres, violences sexuelles, mutilations, enfants soldats, enlèvements, travail forcé, pillages et attaques contre l'UNAMSIL. Il meurt en détention en juillet 2003 avant qu'un procès au fond puisse avoir lieu ; l'acte d'accusation est ensuite retiré.

Statut judiciaire — texte source
indicted_on_17_counts; died_before_trial; indictment_withdrawn_after_death
Imputation
Mis en cause

Sources · 2

  1. [1]
    Residual Special Court for Sierra LeoneFoday Saybana SankohDocument judiciaireFiabilité très élevée
  2. [2]
    Residual Special Court for Sierra LeoneRUF: The Prosecutor vs. Issa Hassan Sesay, Morris Kallon and Augustine GbaoDocument judiciaireFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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02

1998–2000

1998-2000 : viols et esclavage sexuel systématiques dans les zones contrôlées par le RUF

Mise en examen

Les enquêtes de Human Rights Watch décrivent des viols systématiques, des enlèvements de femmes et de filles et leur exploitation comme esclaves sexuelles par des forces RUF/AFRC. Des enfants figurent parmi les victimes.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
included_in_special_court_crime_patterns; sankoh_case_ended_before_trial
Imputation
Responsabilité directe

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchSierra Leone: Sowing Terror - Atrocities against Civilians in Sierra LeoneRapport d’ONGFiabilité très élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchSierra Leone Rebels Forcefully Recruit Child SoldiersRapport d’ONGFiabilité très élevée

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03

1998–2000

1998-2000 : enlèvements, travail forcé et recrutement d'enfants par le RUF

Mise en examen

Le RUF enlève des milliers d'enfants et d'adultes pour les utiliser comme combattants, porteurs, travailleurs forcés et, pour des filles, esclaves sexuelles. Après l'effondrement du processus de paix en 2000, des enfants déjà démobilisés sont de nouveau enrôlés de force.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité directe

Sources · 3

  1. [1]
    Human Rights WatchSierra Leone: Sowing Terror - Atrocities against Civilians in Sierra LeoneRapport d’ONGFiabilité très élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchSierra Leone Rebels Forcefully Recruit Child SoldiersRapport d’ONGFiabilité très élevée
  3. [3]
    Human Rights WatchHuman Rights Watch World Report 2001: Sierra LeoneRapport d’ONGFiabilité très élevée

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05

début mai 2000

Mai 2000 : prise en otage de plus de 500 Casques bleus et effondrement du cessez-le-feu

Mise en examen

Le RUF capture plus de 500 membres de la mission des Nations Unies, désarme plusieurs contingents et reprend les opérations offensives. La crise fait voler en éclats le processus de paix de Lomé.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité directe

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Human Rights WatchHuman Rights Watch World Report 2001: Sierra LeoneRapport d’ONGFiabilité très élevée

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07

janvier 1999

Janvier 1999 : offensive sur Freetown — massacres, mutilations, viols, incendies et enlèvements

Mise en examen

Lors de l'offensive AFRC/RUF sur Freetown, Human Rights Watch documente des meurtres de masse, amputations, viols, enlèvements, incendies et autres attaques préméditées contre des civils. Des unités semblent spécialisées dans certaines formes d'atrocités.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
international_crimes_later_litigated_in_special_court_ruf_cases; sankoh_not_tried
Imputation
Responsabilité hiérarchique

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchSierra Leone: Getting Away with Murder, Mutilation, RapeRapport d’ONGFiabilité très élevée

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10

février–juin 1998

1998 : campagne AFRC/RUF de meurtres et mutilations systématiques contre les civils

Mise en examen

Human Rights Watch documente une campagne de terreur au cours de laquelle des milliers de civils sont tués ou mutilés, notamment par amputations, dans de nombreuses régions du pays et particulièrement autour de Koidu.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
later_subject_of_special_court_charges_against_ruf_leadership; sankoh_not_tried
Imputation
Responsabilité directe

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchSierra Leone: Sowing Terror - Atrocities against Civilians in Sierra LeoneRapport d’ONGFiabilité très élevée

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12

1996

1996 : mutilations et amputations utilisées pour terroriser les électeurs avant le scrutin

Mise en examen

Avant les élections de 1996, des combattants du RUF amputent des civils en leur indiquant que leurs mains sont coupées afin qu'ils ne puissent pas voter. La pratique devient l'un des symboles de la campagne de terreur du mouvement.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
later_charged_as_part_of_broader_war_crimes_pattern; no_sankoh_trial_completed
Imputation
Responsabilité directe

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchSierra Leone: Sowing Terror - Atrocities against Civilians in Sierra LeoneRapport d’ONGFiabilité très élevée
  2. [2]
    RUF political leadership via Sierra Leone WebRUF call for independent investigationsDéclarationFiabilité moyenne

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13

mars 1991

1991 : lancement de l'insurrection du RUF depuis le Liberia

Mise en examen

Sous la direction de Foday Sankoh, le Revolutionary United Front entre en Sierra Leone depuis le Liberia et lance une rébellion contre le gouvernement. Human Rights Watch décrit un mouvement qui abandonne rapidement son discours populiste au profit d'une campagne de violence et de contrôle des ressources minières.

État de la preuve
Bien documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchSierra Leone: Priorities for the International CommunityONGFiabilité très élevée

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04

fin 1999–mai 2000

1999-2000 : Commission des ressources stratégiques non opérationnelle et poursuite d'activités diamantaires du réseau RUF

Aucune procédure

Le panel d'experts de l'ONU constate que la Commission que Sankoh devait présider ne s'est jamais réellement réunie ni mise à fonctionner. Le rapport analyse parallèlement les activités diamantaires post-Lomé de Sankoh et du RUF, dans un contexte où les revenus miniers continuent d'alimenter les structures du mouvement.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 1

  1. [1]

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06

8 mai 2000

8 mai 2000 : tirs depuis la résidence de Sankoh sur des manifestants, dix-neuf morts selon Human Rights Watch

Aucune procédure

Des hommes armés à l'intérieur de la résidence de Foday Sankoh ouvrent le feu sur une foule de manifestants civils ; Human Rights Watch rapporte dix-neuf morts. L'incident précède la fuite puis l'arrestation de Sankoh.

État de la preuve
Documenté

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchHuman Rights Watch World Report 2001: Sierra LeoneRapport d’ONGFiabilité très élevée

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Affaire · 2 étapes documentées

1999 : accord de Lomé — pardon absolu, amnistie générale et attribution à Sankoh d'un poste stratégique sur les ressources minières

Condamnation
08

7 juillet 1999 et mois suivants

1999 : accord de Lomé — pardon absolu, amnistie générale et attribution à Sankoh d'un poste stratégique sur les ressources minières

Condamnation

L'accord de Lomé accorde à Sankoh un pardon absolu et prévoit une amnistie très large pour les combattants. Il lui confie aussi la présidence de la Commission de gestion des ressources stratégiques, avec rang protocolaire de vice-président.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
absolute_pardon_and_amnesty_under_lome; later_international_law_limits_on_amnesty_for_international_crimes
Imputation
Mise en cause directe

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11

23 octobre 1998

1998 : condamnation pour trahison et peine de mort devant la justice sierra-léonaise

Condamnation

Après son retour de détention au Nigeria, Sankoh est jugé pour trahison. Il est reconnu coupable sur sept des neuf chefs retenus et condamné à mort.

État de la preuve
Établi par la justice
Statut judiciaire — texte source
convicted_on_seven_of_nine_treason_counts_and_sentenced_to_death; later_pardoned_under_lome
Imputation
Mis en cause

Sources · 1

  1. [1]
    Amnesty International / RefworldAmnesty International Report 1999 - Sierra LeoneRapport d’ONGFiabilité très élevée

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09

mai 1997–février 1998

1997-1998 : alliance du RUF avec la junte AFRC et participation au régime issu du coup d'État

Aucune procédure

Après le coup d'État de l'AFRC, le RUF s'allie à la junte et participe au pouvoir. Sous le régime AFRC/RUF, opposants, journalistes, étudiants et défenseurs des droits humains sont arbitrairement arrêtés, tandis que le système judiciaire s'effondre.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité directe

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchSierra Leone: Sowing Terror - Atrocities against Civilians in Sierra LeoneRapport d’ONGFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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II. Constellation des liens documentés

Aucun lien documenté avec une autre fiche publiée pour le moment.

Deux fiches sont reliées lorsqu’une controverse documentée de l’une nomme l’autre. Le lien renvoie à cette controverse et à ses sources ; il n’indique pas une relation personnelle.

III. Une information a changé ?

Une décision de justice nouvelle, une source manquante, une erreur ? Expliquez-nous ce qui doit être mis à jour : chaque demande est lue par l’équipe éditoriale.

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