Portrait de Joseph Stiglitz

Photo : Jérémy Barande · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia Commons

Né aux États-Unis · Nationalité américaine — Science / santé / intellectuels

Joseph Stiglitz

Fiche documentée couvrant 9 controverses, dont « Crise asiatique : affrontement public avec le FMI sur les taux d’intérêt et l’austérité » et « Chine : propos sur une éventuelle dévaluation du yuan et forte réaction du Trésor américain ».

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Fiche Nº 1178 · Mise à jour le 12 octobre 2026

Portrait de Joseph Stiglitz

Photo : Jérémy Barande · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia Commons

9Controverses documentées
17Sources
0Mise en examen · au total
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

2017

Bitcoin : appel à l’interdiction de la cryptomonnaie

Aucune procédure

En novembre 2017, Stiglitz a déclaré sur Bloomberg que le bitcoin ne remplissait selon lui aucune fonction sociale utile et que son succès reposait largement sur les possibilités de contournement de la supervision ; il a conclu qu’il « ought to be outlawed ». La formule a suscité une forte réaction dans l’écosystème crypto et chez des économistes favorables à la régulation plutôt qu’à l’interdiction.

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Documenté
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Sources · 1

  1. [1]

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02

2015

Référendum grec : soutien public au « non » contesté par d’autres économistes de premier plan

Aucune procédure

À la veille du référendum grec de juillet 2015, Stiglitz a expliqué qu’il voterait « non » aux conditions proposées par les créanciers, qu’il jugeait économiquement destructrices et antidémocratiques. Son intervention a été très commentée alors que la sortie de la Grèce de l’euro était présentée comme un risque possible.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause personnelle

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    The Guardian — Christopher PissaridesGreece faces a future as Europe’s outcast – a yes vote is the only solutionPublication académiqueFiabilité élevée

Dernière vérification : 7 septembre 2026

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03

2006–2010

Guerre d’Irak : estimation d’un coût total d’au moins 3 000 milliards de dollars

Aucune procédure

Avec Linda Bilmes, Stiglitz a développé une estimation du coût économique total de la guerre d’Irak très supérieure aux dépenses budgétaires directes, culminant dans le chiffre de trois mille milliards de dollars pour les États-Unis. L’estimation a été attaquée comme trop large parce qu’elle incorporait notamment soins futurs des vétérans, intérêts, coûts macroéconomiques et coûts d’opportunité.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 3

  1. [1]
    National Bureau of Economic ResearchThe Economic Costs of the Iraq War: An Appraisal Three Years After the Beginning of the ConflictPublication académiqueFiabilité très élevée
  2. [2]
    The Washington PostThe Iraq War Will Cost Us $3 Trillion, and Much MoreFiabilité élevée
  3. [3]
    The Washington PostA war more costly than we thoughtFiabilité élevée

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04

2009

Sauvetage bancaire d’Obama : attaque contre une restructuration qualifiée d’« absolute mess »

Aucune procédure

En avril 2009, Stiglitz a attaqué frontalement la stratégie de l’administration Obama pour stabiliser les banques, estimant que les dispositifs de soutien protégeaient excessivement les actionnaires et créanciers privés au détriment des contribuables. Il a qualifié la restructuration bancaire d’« absolute mess » et accusé les concepteurs du plan d’être soit trop proches des banques, soit incompétents.

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Documenté
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Mise en cause personnelle

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 7 septembre 2026

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05

2002

« Globalization and Its Discontents » : contre-attaque publique du FMI

Aucune procédure

Dans « Globalization and Its Discontents », Stiglitz a accusé le FMI et le « consensus de Washington » d’avoir imposé à plusieurs pays des politiques standardisées qui auraient aggravé crises et pauvreté. Kenneth Rogoff, alors économiste en chef du FMI, a répondu par une lettre ouverte exceptionnellement agressive contestant les faits, la logique et plusieurs propositions de Stiglitz.

État de la preuve
Documenté

Sources · 2

  1. [1]
    International Monetary Fund — Kenneth RogoffAn Open Letter to Joseph StiglitzDocument officielFiabilité très élevée
  2. [2]
    The New York Review of BooksA Fair Deal for the WorldFiabilité élevée

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06

2002

Argentine : Stiglitz impute une part importante de l’effondrement aux politiques soutenues par le FMI

Aucune procédure

Après le défaut argentin, Stiglitz a soutenu que l’ancrage du peso au dollar, la vulnérabilité du système économique et surtout l’insistance du FMI sur une politique budgétaire contractionniste pendant la récession avaient aggravé l’effondrement. Le diagnostic a nourri un débat international sur la responsabilité respective du FMI et des gouvernements argentins.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 2

  1. [1]
    The Economic TimesLessons from ArgentinaPresseFiabilité élevée
  2. [2]
    Global Policy Forum ArchiveLessons From Argentina's DebacleArchiveFiabilité moyenne

Dernière vérification : 7 septembre 2026

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07

1999

Chine : propos sur une éventuelle dévaluation du yuan et forte réaction du Trésor américain

Aucune procédure

En 1999, des propos attribués à Stiglitz sur les avantages économiques possibles d’une dévaluation du yuan chinois ont provoqué une vive irritation au Trésor américain, qui craignait qu’une dévaluation chinoise ne déstabilise encore l’Asie. L’épisode a renforcé son image d’économiste institutionnel prêt à rompre avec la ligne diplomatique de Washington.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause personnelle

Sources · 2

  1. [1]
    The Washington PostEconomist in a China ShopPresseFiabilité élevée
  2. [2]
    South China Morning PostBeijing's crisis strategy draws praise from World Bank officialMédiaFiabilité élevée

Dernière vérification : 7 septembre 2026

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08

1999

Départ de la Banque mondiale après des critiques répétées du FMI et du Trésor américain

Aucune procédure

Après près de trois ans comme économiste en chef de la Banque mondiale, Stiglitz a annoncé son départ à la fin de 1999 dans un contexte de tensions croissantes avec le FMI et le Trésor américain. Des comptes rendus contemporains ont décrit son choix comme celui de retrouver une liberté de parole que ses responsabilités institutionnelles limitaient.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 2

  1. [1]
    The Washington PostOutspoken Economist To Leave World BankMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    The New York Times via Global Policy Forum ArchiveWorld Bank Economist Felt He Had to Silence Criticism or QuitPresseFiabilité moyenne

Dernière vérification : 7 septembre 2026

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09

1997–1998

Crise asiatique : affrontement public avec le FMI sur les taux d’intérêt et l’austérité

Aucune procédure

Comme économiste en chef de la Banque mondiale, Joseph Stiglitz a publiquement critiqué les programmes du FMI pendant la crise asiatique, notamment les fortes hausses de taux d’intérêt, les politiques budgétaires restrictives et une libéralisation financière qu’il jugeait mal séquencée. Ses critiques ont créé un conflit inhabituellement ouvert entre deux grandes institutions financières internationales.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 2

  1. [1]
    The Washington PostWorld Bank Turns Up Criticism of the IMFMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    The Washington PostGlobal 'Human Crisis' DecriedMédiaFiabilité élevée

Dernière vérification : 7 septembre 2026

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II. Constellation des liens documentés

Aucun lien documenté avec une autre fiche publiée pour le moment.

Deux fiches sont reliées lorsqu’une controverse documentée de l’une nomme l’autre. Le lien renvoie à cette controverse et à ses sources ; il n’indique pas une relation personnelle.

III. Une information a changé ?

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