Portrait de Omar al-Bashir

Photo : U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jesse B. Awalt · Domaine public

Né au Soudan · Nationalité soudanaise — politique / régime militaire / conflits armés / droits humains / CPI / corruption

Omar al-Bashir

Fiche documentée couvrant 11 controverses, dont « 1989 : coup militaire, suspension des libertés et répression immédiate des opposants » et « Années 1990 : contre-insurrection dans le Sud, attaques contre civils et rôle du conflit dans la famine de 1998 ».

Vous êtes concerné(e) ? Droit de réponse

Fiche Nº 1985 · Mise à jour le 12 octobre 2026

Portrait de Omar al-Bashir

Photo : U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class Jesse B. Awalt · Domaine public

11Controverses documentées
16Sources
2Mises en examen · au total2 en cours
1Condamnation

I. Controverses documentées

01

2003–12 juillet 2010; mandats toujours pendants en 2026

2003–2010 : Darfour — deux mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide

Mise en examen

La CPI délivra en 2009 puis 2010 deux mandats d’arrêt contre al-Bashir pour des crimes allégués au Darfour, dont meurtre, extermination, transfert forcé, torture, viol, crimes de guerre et génocide. Il fut le premier chef d’État en exercice recherché par la CPI.

Sources · 2

  1. [1]
    International Criminal CourtDarfur, Sudan — Al Bashir CaseDocument judiciaireFiabilité très élevée
  2. [2]
    ReutersInternational Criminal Court drops case against Darfur militia leaderAgence de presseFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

02

19 décembre 2018–11 avril 2019

2018–2019 : répression meurtrière du mouvement de protestation, état d’urgence puis renversement

Enquête

Face au soulèvement commencé en décembre 2018, les forces de sécurité utilisèrent régulièrement des balles réelles, arrêtèrent des milliers de personnes et maltraitèrent des détenus. Les estimations indépendantes dépassent 100 morts avant la chute d’al-Bashir. En février 2019, il proclama l’état d’urgence, interdit les manifestations et installa des tribunaux d’exception.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
investigations_after_ouster; no_final_personal_conviction_relied_upon

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchSudan: A Year On, Justice Needed for CrackdownsONGFiabilité élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchEmergency Decrees Bring More Repression in SudanONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

03

14 décembre 2019

2019 : condamnation au Soudan pour corruption, enrichissement illicite et détention illégale de devises

Condamnation

Un tribunal de Khartoum condamna al-Bashir à deux ans dans un centre de réforme pour corruption et infractions liées à des devises et gains illicites. Des sommes considérables en espèces avaient été découvertes à son domicile ; il admit avoir reçu 25 millions de dollars du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

État de la preuve
Établi par la justice
Imputation
Mis en cause

Sources · 1

  1. [1]
    Al Jazeera / news agenciesSudan’s Omar al-Bashir sentenced to two years for corruptionPresseFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

04

avril 2015

2015 : réélection dans un scrutin marqué par la répression et jugé non conforme aux standards de liberté et d’équité

Aucune procédure

À l’approche et pendant les élections de 2015, les services de sécurité arrêtèrent et frappèrent des militants, limitèrent l’activité politique et la liberté d’expression. Al-Bashir fut réélu avec une opposition largement marginalisée ou boycottant le scrutin.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchSudan: Surge in Detention, Beatings Around ElectionsONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

05

2014

2014 : détentions d’opposants, restriction de la presse et emprisonnement de Sadiq al-Mahdi après ses critiques du RSF

Aucune procédure

Le régime intensifia les arrestations d’opposants et la censure. L’ancien Premier ministre Sadiq al-Mahdi fut notamment détenu après avoir critiqué les abus attribués aux Rapid Support Forces, tandis que des activistes furent emprisonnés ou maltraités.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
administrative_and_security_detention; no_personal_conviction

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchWorld Report 2015 — SudanONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

06

septembre–octobre 2013

2013 : répression des manifestations contre la fin des subventions au carburant — plus de 170 morts rapportés

Aucune procédure

Après l’annonce de la suppression de subventions, des manifestations éclatèrent dans plusieurs villes. Les forces de sécurité utilisèrent des balles réelles. Human Rights Watch a d’abord vérifié des dizaines de morts ; des suivis ultérieurs ont rapporté plus de 170 manifestants tués, principalement par balles.

État de la preuve
Documenté

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchSudan: Dozens Killed During ProtestsONGFiabilité élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchSudan: Security Forces Killing, Detaining ProtestersONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

07

juin 2011–2012

2011–2012 : bombardements indiscriminés et blocage de l’aide au Kordofan du Sud et au Nil Bleu

Aucune procédure

Dans les conflits du Kordofan du Sud et du Nil Bleu, l’aviation et les forces soudanaises menèrent des bombardements indiscriminés et restreignirent fortement l’accès humanitaire à des zones rebelles, aggravant déplacements et insécurité alimentaire.

État de la preuve
Documenté

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

08

juin–août 2012

2012 : répression de manifestations anti-austérité et arrestations massives

Aucune procédure

Des manifestations contre l’austérité et le pouvoir d’al-Bashir furent dispersées violemment. Des centaines de personnes furent arrêtées et des organisations de défense des droits humains documentèrent des tirs meurtriers, des passages à tabac et des allégations de torture.

État de la preuve
Documenté

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchWorld Report 2013 — SudanONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

09

mars 2009

2009 : expulsion de treize ONG internationales et retrait de licences d’ONG soudanaises après le mandat de la CPI

Aucune procédure

Immédiatement après le premier mandat d’arrêt de la CPI, le gouvernement soudanais expulsa treize grandes organisations humanitaires internationales et retira les licences de plusieurs organisations soudanaises, compromettant l’aide à des centaines de milliers de personnes au Darfour et ailleurs.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchSudan: Expelling Aid Agencies Harms VictimsONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

10

1990–1998

Années 1990 : contre-insurrection dans le Sud, attaques contre civils et rôle du conflit dans la famine de 1998

Aucune procédure

Pendant la seconde guerre civile soudanaise, forces gouvernementales et milices alliées menèrent des campagnes contre des populations civiles, avec déplacements, pillages, enlèvements et violences. Human Rights Watch a conclu que les politiques et tactiques de guerre furent un facteur majeur de la famine de 1998.

État de la preuve
Documenté

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchWorld Report 1993 — SudanONGFiabilité élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchFamine in Sudan, 1998ONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

11

30 juin 1989–années 1990

1989 : coup militaire, suspension des libertés et répression immédiate des opposants

Mise en examen

Omar al-Bashir prit le pouvoir par un coup d’État contre le gouvernement élu de Sadiq al-Mahdi. Le nouveau régime dissout ou interdit les organisations politiques, syndicales et civiques, purga l’administration et le système judiciaire et utilisa détentions secrètes et mauvais traitements contre les opposants.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
domestic_coup_case_later_opened_after_2019; no_final_status_relied_upon_here
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchWorld Report 1990 — SudanONGFiabilité élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchHuman Rights Benchmarks for SudanONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

Compléter cette controverse

II. Constellation des liens documentés

Aucun lien documenté avec une autre fiche publiée pour le moment.

Deux fiches sont reliées lorsqu’une controverse documentée de l’une nomme l’autre. Le lien renvoie à cette controverse et à ses sources ; il n’indique pas une relation personnelle.

III. Une information a changé ?

Une décision de justice nouvelle, une source manquante, une erreur ? Expliquez-nous ce qui doit être mis à jour : chaque demande est lue par l’équipe éditoriale.

iPhone et iPad

Installer Controversia

  1. Touchez Partager
  2. puis Sur l’écran d’accueil

Touchez Partager, puis Sur l’écran d’accueil.