Portrait de Driss Basri

Photo : Ahmed Al Jarallah · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Né au Maroc · Nationalité marocaine — Politique / sécurité / histoire

Driss Basri

Fiche documentée couvrant 11 controverses, dont « Rôle central dans l’appareil sécuritaire des « années de plomb » » et « Accusations récurrentes de manipulation électorale contre la Koutla ».

Vous êtes concerné(e) ? Droit de réponse

Fiche Nº 0629 · Mise à jour le 12 octobre 2026

Portrait de Driss Basri

Photo : Ahmed Al Jarallah · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

11Controverses documentées
10Sources
0Mise en examen · au total
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

1999-2000

Après sa révocation : enquête annoncée sur l’origine d’un patrimoine considérable

Enquête

Après la révocation de Driss Basri par Mohammed VI en novembre 1999, la presse britannique a rapporté l’ouverture d’investigations sur la manière dont l’ancien ministre était devenu l’un des hommes les plus riches du royaume, en citant notamment un golf éclairé, deux complexes touristiques et un duplex parisien de grande valeur.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]
    The Guardian / The ObserverKing humbles Morocco's man of ironMédiaFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

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02

1979-1999

Rôle central dans l’appareil sécuritaire des « années de plomb »

Aucune procédure

Ministre de l'Intérieur pendant vingt ans, Basri est décrit comme l'une des figures centrales de l'appareil de contrôle et de répression du règne d'Hassan II.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 3

  1. [1]
    MERIPA Truth Commission for MoroccoMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
  3. [3]
    Le MondeDriss Basri, l'homme des mauvais coupsMédiaFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

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03

1999

Plainte à Bruxelles l’accusant de crimes contre l’humanité

Allégations

Après sa révocation, Basri a été accusé devant la justice belge de « crimes contre l'humanité » par un ancien opposant.

État de la preuve
Allégué
Imputation
Mis en cause

Sources · 1

  1. [1]
    MERIPA Truth Commission for MoroccoMédiaFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

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04

1996

Circulaire de 1996 sur les prénoms : restrictions visant notamment les prénoms amazighs

Aucune procédure

Sous Driss Basri, le ministère de l’Intérieur a diffusé en 1996 une circulaire avec une liste de prénoms considérés comme admissibles pour l’état civil marocain. Des travaux universitaires documentent que cette politique a été utilisée pour refuser des prénoms amazighs considérés comme non conformes à l’identité arabo-islamique officielle, nourrissant une longue controverse sur les droits culturels amazighs.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 1

  1. [1]
    Cambridge University PressThe rise of the Amazigh movement and state cooptation in MoroccoPublication académiqueFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

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05

1994

Crise Maroc-Algérie de 1994 : visas imposés aux Algériens et fermeture durable de la frontière terrestre

Aucune procédure

Après l’attentat de l’hôtel Atlas-Asni à Marrakech en août 1994, les autorités marocaines ont soupçonné une implication algérienne, imposé des visas aux ressortissants algériens et engagé des mesures visant des Algériens résidant au Maroc. L’Algérie a riposté en fermant sa frontière terrestre, fermeture qui s’est prolongée pendant des décennies. Des sources rétrospectives attribuent un rôle important à Driss Basri dans cette réponse sécuritaire.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
Sans objet

Dernière vérification : 18 août 2026

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06

1990-1992

Restrictions de passeports visant d’anciens prisonniers politiques

Aucune procédure

Malgré l'annonce par Basri d'une simplification des procédures de passeport, HRW constatait que de nombreux anciens prisonniers politiques restaient empêchés de voyager parce que leurs demandes n'étaient pas traitées.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
Sans objet
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchHuman Rights Watch World Report 1992 - MoroccoFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

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07

1980s-1990s

Accusations récurrentes de manipulation électorale contre la Koutla

Aucune procédure

Les partis d'opposition ont tenu Basri personnellement responsable de manipulations lors d'élections municipales et législatives.

État de la preuve
Allégations
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 2

  1. [1]
    MERIPDemocratization Without DemocracyMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    Le MondeDriss Basri, l'homme des mauvais coupsMédiaFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

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08

1990s

Relations étroites avec Jean-Marie Le Pen et des réseaux de l’extrême droite française

Aucune procédure

Des témoignages et archives rapportés par Le Monde décrivent des relations étroites entre Basri et Jean-Marie Le Pen/Jean-Claude Martinez, avec voyages, cadeaux et relais politiques sur les dossiers marocains.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
Sans objet
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 18 août 2026

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09

1990

Répression des événements de Fès en 1990 sous son ministère de l’Intérieur

Aucune procédure

Toujours ministre de l’Intérieur, Driss Basri a été associé à la répression des événements de Fès de décembre 1990. Le Monde a écrit qu’il avait « maté » ces émeutes ; l’IER a ultérieurement recensé 112 morts du fait d’un usage disproportionné de la force publique.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 2

  1. [1]
    Le MondeDriss Basri, l'homme des mauvais coupsMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    Conseil National des Droits de l’HommeL’approche adoptée par la commission de mise en œuvreDocument officielFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

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10

1984

Répression des émeutes de 1984 sous son ministère : usage disproportionné de la force et 49 morts reconnus par l’IER

Aucune procédure

Driss Basri était ministre de l’Intérieur lors des émeutes de janvier 1984 dans plusieurs villes marocaines. Les forces de sécurité et l’armée ont réprimé les manifestations ; l’Instance Équité et Réconciliation a ultérieurement établi 49 morts dus à un usage disproportionné de la force publique pour cette séquence.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 1

  1. [1]
    Conseil National des Droits de l’HommeL’approche adoptée par la commission de mise en œuvreDocument officielFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

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11

1981

Répression des émeutes de Casablanca en 1981 sous son ministère de l’Intérieur

Aucune procédure

Driss Basri, ministre de l’Intérieur depuis 1979, a dirigé l’appareil intérieur lors de la répression des émeutes de Casablanca de 1981. Le Monde a rétrospectivement écrit qu’il avait « maté » ces émeutes ; l’IER a ensuite établi 114 morts dus à un usage disproportionné de la force publique.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 2

  1. [1]
    Le MondeDriss Basri, l'homme des mauvais coupsMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    Conseil National des Droits de l’HommeL’approche adoptée par la commission de mise en œuvreDocument officielFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

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II. Constellation des liens documentés

  • Fiche liée (portrait ou initiales) — cliquez pour l’ouvrir
  • Épaisseur du trait : nombre de références documentées
  • Survolez ou touchez un trait : controverses et sources

Deux fiches sont reliées lorsqu’une controverse documentée de l’une nomme l’autre. Le lien renvoie à cette controverse et à ses sources ; il n’indique pas une relation personnelle.

Liste des liens documentés (2)
  1. Hassan II1 référence documentée
  2. Jean-Marie Le Pen1 référence documentée

III. Une information a changé ?

Une décision de justice nouvelle, une source manquante, une erreur ? Expliquez-nous ce qui doit être mis à jour : chaque demande est lue par l’équipe éditoriale.

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