Né en France · Nationalité française — Politique française / Gouvernement / fraude fiscale / Lot-et-Garonne

Jérôme Cahuzac

Médecin et homme politique français, ancien ministre délégué au Budget et ancien député du Lot-et-Garonne.

Fiche documentée couvrant 5 controverses, dont « Activités de conseil pharmaceutique après le cabinet Evin : questions de conflits d’intérêts » et « Compte offshore : révélations, dénégations publiques, démission puis aveu en 2013 ».

Vous êtes concerné(e) ? Droit de réponse

Fiche Nº 3912 · Mise à jour le 12 octobre 2026

Portrait de Jérôme Cahuzac

Photo : Wikimedia Commons

5Controverses documentées
7Sources
0Mise en examen · au total
1Condamnation

I. Controverses documentées

01

novembre 2023 – 30 juin 2024

Retour en politique après l’inéligibilité : candidature législative de 2024 et élimination au premier tour

Aucune procédure

Après l’expiration de son inéligibilité, Jérôme Cahuzac a repris une activité politique publique puis s’est présenté aux législatives de 2024 dans le Lot-et-Garonne ; il a obtenu 14,56 % des voix et a été éliminé au premier tour.

La controverse publique portait sur la possibilité d’un retour électoral après une condamnation devenue ancienne et exécutée. La candidature était légalement possible ; cet événement n’ajoute aucune culpabilité nouvelle et documente la phase post-condamnation de sa trajectoire.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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02

2013 – 15 mai 2018

Fraude fiscale et blanchiment : condamnation en appel à quatre ans dont deux avec sursis

Condamnation

En mai 2018, Jérôme Cahuzac a été condamné en appel pour fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale et fausse déclaration, à quatre ans de prison dont deux avec sursis, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.

L’arrêt d’appel a remplacé la configuration de peine prononcée en première instance. Les deux années ferme ont ensuite fait l’objet d’un aménagement de peine. Le corpus fusionne l’enquête, le procès et l’arrêt d’appel dans un seul noyau judiciaire, conformément à la règle V5 de non-découpage artificiel.

État de la preuve
Établi par la justice
Imputation
Mise en cause directe

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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03

janvier 2014 – 30 septembre 2014

Ordre des médecins : six mois d’interdiction d’exercice dont trois avec sursis

Procédure civile / administrative

En 2014, la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins a interdit à Jérôme Cahuzac d’exercer pendant six mois, dont trois avec sursis, estimant que ses mensonges devant l’Assemblée avaient déconsidéré la profession.

Cahuzac avait d’abord fait appel, ce qui suspendait l’exécution, puis s’est désisté ; la partie ferme de trois mois a été exécutée à l’été 2014. Il s’agit d’une sanction professionnelle distincte de la condamnation pénale fiscale.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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04

4 décembre 2012 – 2 avril 2013

Compte offshore : révélations, dénégations publiques, démission puis aveu en 2013

Enquête

Après les révélations de décembre 2012 sur un compte étranger, Jérôme Cahuzac a nié à plusieurs reprises en public et devant des responsables politiques ; il a démissionné du gouvernement le 19 mars 2013 puis reconnu le 2 avril avoir détenu un compte caché.

Le compte, ouvert en Suisse puis transféré à Singapour, contenait environ 600 000 euros selon les sources contemporaines. Cahuzac a lui-même reconnu avoir été pris dans une spirale de mensonges. Cet événement retient le noyau de probité publique distinct du traitement pénal ultérieur.

État de la preuve
Reconnu par l’intéressé
Imputation
Mise en cause directe

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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05

1991 – 2002

Activités de conseil pharmaceutique après le cabinet Evin : questions de conflits d’intérêts

Aucune procédure

Après son passage au cabinet du ministre Claude Evin, Jérôme Cahuzac a exercé des activités de conseil pour plusieurs laboratoires, notamment Pfizer et Innothera, suscitant des questions publiques sur les frontières entre expertise publique, lobbying et intérêts privés.

Les contrats de conseil sont documentés. Les sources ont interrogé la proximité temporelle avec ses anciennes responsabilités dans la politique du médicament et certains dossiers de remboursement. Le corpus ne présente pas ces activités comme illégales en elles-mêmes et ne retient aucun constat pénal personnel sur ce volet.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 2

  1. [1]
    Le ParisienCahuzac a conseillé le laboratoire PfizerMédiaFiabilité élevée
  2. [2]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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II. Constellation des liens documentés

  • Fiche liée (portrait ou initiales) — cliquez pour l’ouvrir
  • Épaisseur du trait : nombre de références documentées
  • Survolez ou touchez un trait : controverses et sources

Deux fiches sont reliées lorsqu’une controverse documentée de l’une nomme l’autre. Le lien renvoie à cette controverse et à ses sources ; il n’indique pas une relation personnelle.

Liste des liens documentés (2)
  1. François Hollande1 référence documentée
  2. Jean-Marc Ayrault1 référence documentée

III. Une information a changé ?

Une décision de justice nouvelle, une source manquante, une erreur ? Expliquez-nous ce qui doit être mis à jour : chaque demande est lue par l’équipe éditoriale.

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