Portrait de Jorge Rafael Videla

Photo : Unknown author Unknown author · Domaine public

Né en Argentine · Nationalité argentine — dictature militaire / terrorisme d’État / crimes contre l’humanité / justice transitionnelle

Jorge Rafael Videla

Fiche documentée couvrant 8 controverses, dont « 24 mars 1976 : coup d’État et prise de pouvoir de la première junte militaire » et « 1976–1981 : plan systématique de répression clandestine — disparitions, torture et assassinats sous sa présidence de facto ».

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Fiche Nº 2024 · Mise à jour le 12 octobre 2026

Portrait de Jorge Rafael Videla

Photo : Unknown author Unknown author · Domaine public

8Controverses documentées
9Sources
0Mise en examen · au total
3Condamnations

I. Controverses documentées

01

juin 2001–mai 2013

2001–2013 : poursuites dans le dossier Opération Condor — association illicite, arrestations illégales et torture

Aucune procédure

En 2001, alors déjà assigné à résidence dans le dossier des bébés, Videla fut interrogé et poursuivi pour association illicite, arrestations illégales et torture dans le cadre de l’Opération Condor, système transnational de répression entre dictatures sud-américaines.

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchArgentina — Operation Condor caseRapport d’ONGFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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02

1976–5 juillet 2012

1976–2012 : plan systématique d’appropriation de bébés nés en captivité — condamnation à 50 ans

Condamnation

Un tribunal fédéral condamna Videla en juillet 2012 à 50 ans de prison pour sa participation à un plan systématique visant à soustraire les bébés de détenues qui accouchaient dans des centres clandestins puis à en falsifier l’identité et les confier à d’autres familles. Le tribunal qualifia la pratique de systématique et généralisée.

État de la preuve
Établi par la justice
Imputation
Mis en cause

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchWorld Report 2013: ArgentinaRapport d’ONGFiabilité très élevée
  2. [2]
    Amnesty InternationalArgentina: Historical ruling another step towards justiceRapport d’ONGFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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03

avril 2012

2012 : déclarations assumant des milliers de morts et la disparition clandestine des corps

Aucune procédure

Dans de longs entretiens accordés au journaliste Ceferino Reato, Videla décrivit la logique de la « disposition finale » et évoqua environ sept à huit mille personnes qui, selon les transcriptions publiées, « devaient mourir » pour gagner la guerre contre la subversion, expliquant que les corps avaient été dissimulés. Il revendiqua aussi la responsabilité politique du processus.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause personnelle

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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Affaire · 3 étapes documentées

1990–2010 : grâce Menem puis déclaration d’inconstitutionnalité — réouverture de l’exécution de la peine

Condamnation
04

1990–2010

1990–2010 : grâce Menem puis déclaration d’inconstitutionnalité — réouverture de l’exécution de la peine

Condamnation

Le président Carlos Menem gracia Videla en 1990, interrompant l’exécution de la peine du procès des juntes. Les juridictions argentines déclarèrent ensuite l’indulto inconstitutionnel dans les dossiers de crimes graves et ordonnèrent la reprise de l’exécution des peines.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 2

  1. [1]
    Centro de Información Judicial / Poder Judicial de la NaciónCausa Videla y Massera — inconstitucionalidad de los indultosDocument judiciaireFiabilité très élevée
  2. [2]
    Centro de Información JudicialLa Corte declaró la inconstitucionalidad de los indultos de Martínez de Hoz y VidelaDocument judiciaireFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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06

9 décembre 1985

1985 : condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité lors du procès historique des juntes

Condamnation

La Chambre fédérale condamna Videla à la réclusion criminelle à perpétuité dans la Causa 13, sur la base de crimes commis pendant la dictature. Le procès porta sur 709 cas et constitua le principal jugement des chefs des trois premières juntes après le retour à la démocratie.

État de la preuve
Établi par la justice
Imputation
Mis en cause

Sources · 1

  1. [1]
    Argentina.gob.ar35 aniversario de la sentencia del Juicio a las JuntasArchiveFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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07

1976–1981

1976–1981 : plan systématique de répression clandestine — disparitions, torture et assassinats sous sa présidence de facto

Condamnation

Sous la première junte, les forces de sécurité mirent en œuvre un système clandestin d’enlèvements, centres de détention, torture, meurtres et disparitions. Le procès des juntes a qualifié la période comme celle d’un plan systématique d’extermination et examiné des centaines de cas.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité hiérarchique

Sources · 1

  1. [1]
    Argentina.gob.ar35 aniversario de la sentencia del Juicio a las JuntasArchiveFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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05

22 décembre 2010

2010 : nouvelle condamnation à perpétuité à Córdoba pour torture, homicides et privations illégales de liberté

Condamnation

Le Tribunal Oral Federal n°1 de Córdoba condamna Videla à la prison à perpétuité dans une prison ordinaire pour torture, homicide et privation illégale de liberté, faits qualifiés de crimes contre l’humanité commis en 1976 dans le système répressif de Córdoba.

Imputation
Mis en cause

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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08

24 mars 1976

24 mars 1976 : coup d’État et prise de pouvoir de la première junte militaire

Aucune procédure

Jorge Rafael Videla participa au coup d’État du 24 mars 1976 qui renversa Isabel Perón et devint président de facto. La junte inaugura le « Processus de réorganisation nationale », cadre de la répression clandestine qui suivit.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]
    Argentina.gob.ar35 aniversario de la sentencia del Juicio a las JuntasArchiveFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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II. Constellation des liens documentés

  • Fiche liée (portrait ou initiales) — cliquez pour l’ouvrir
  • Épaisseur du trait : nombre de références documentées
  • Survolez ou touchez un trait : controverses et sources

Deux fiches sont reliées lorsqu’une controverse documentée de l’une nomme l’autre. Le lien renvoie à cette controverse et à ses sources ; il n’indique pas une relation personnelle.

Liste des liens documentés (1)
  1. Carlos Menem1 référence documentée

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