Portrait non disponible

Né en Colombie · Nationalité colombienne — Crime organisé / paramilitarisme / narcotrafic / ERPAC

Pedro Oliveiro Guerrero

Fiche documentée couvrant 12 controverses, dont « Années 1980 : débuts criminels dans l'entourage de Gonzalo Rodríguez Gacha et les milices paramilitaires des Llanos » et « 1999–2004 : commandement du Front Héroes del Guaviare / Bloc Centauros et contrôle de corridors de cocaïne ».

Vous êtes concerné(e) ? Droit de réponse

Fiche Nº 2217 · Mise à jour le 12 octobre 2026

12Controverses documentées+ 2 événements de parcours
12Sources
2Mises en examen · au total1 suivie d’une condamnation · 1 close sans condamnation
2Condamnations

I. Controverses documentées

Affaire · 2 étapes documentées

19 avril 2004–août 2010 : condamné à 40 ans pour la disparition forcée de l'infirmière María Cristina Cobo Mahecha

Condamnation
01

16 janvier 2003–6 mai 2010

16 janvier 2003 : mise en accusation pour la disparition forcée de Victoria Rivera et Diana Cristina Martínez

Mise en examen

La Fiscalía colombienne a renvoyé Guerrero et José Sury Soto Quimbay, alias « Fuego Verde », en jugement pour la disparition forcée aggravée de Victoria Rivera et Diana Cristina Martínez. Les deux femmes avaient été emmenées par des hommes armés depuis le hameau de La Esmeralda, dans le Guaviare, le 16 janvier 2003.

État de la preuve
Allégué
Imputation
Mis en cause

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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02

19 avril 2004–11 août 2010

19 avril 2004–août 2010 : condamné à 40 ans pour la disparition forcée de l'infirmière María Cristina Cobo Mahecha

Condamnation

Le tribunal spécialisé de Villavicencio condamne Guerrero à 40 ans de prison après que la Fiscalía a établi sa responsabilité dans la disparition forcée de María Cristina Cobo Mahecha. La victime, employée municipale à Calamar, avait été enlevée d'un transport public par des hommes de Guerrero après avoir été accusée de collaboration avec la guérilla.

État de la preuve
Établi par la justice
Imputation
Mis en cause

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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Affaire · 2 étapes documentées

Décembre 2010 : mort pendant la fuite lors de l'opération Diamante, après des années de cavale

Non-lieu / classement
03

2007–2010

2007–2010 : création et direction de l'ERPAC, groupe successeur financé par le narcotrafic

Mise en examen

Après l'éclatement des structures AUC dans l'est colombien, Guerrero consolide l'ERPAC, organisation armée successeure présente dans le Meta, le Guaviare, le Guainía, le Vichada et le Casanare. Les autorités la décrivent comme financée par le narcotrafic, avec réseaux de tueurs, logistique, recrutement et finances.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 3

  1. [1]
    InSight CrimePedro Oliverio Guerrero, alias ‘Cuchillo’Fiabilité élevée
  2. [2]
    Policía Nacional de ColombiaOperación Orión Libertad contra la estructura de alias CuchilloDocument officielFiabilité très élevée
  3. [3]
    Human Rights WatchParamilitaries’ Heirs: The New Face of Violence in ColombiaRapport d’ONGFiabilité très élevée

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06

25–28 décembre 2010

Décembre 2010 : mort pendant la fuite lors de l'opération Diamante, après des années de cavale

Non-lieu / classement

Lors de l'opération Diamante près de Mapiripán, Guerrero fuit l'assaut de la police et disparaît dans une zone marécageuse. Son corps est retrouvé ensuite ; les autorités concluent qu'il s'est noyé pendant sa fuite. À sa mort, il faisait l'objet de nombreuses procédures et mandats et avait notamment déjà été condamné à 40 ans pour disparition forcée.

État de la preuve
Confirmé
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 3

  1. [1]
  2. [2]
  3. [3]
    El EspectadorEn su ley llegó a su fin alias 'Cuchillo'PresseFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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04

2008–2010

2008–2010 : soupçons d'infiltration et de protection au sein de la force publique permettant d'échapper aux opérations

Enquête

Les autorités colombiennes ont publiquement soupçonné des fuites et des complicités au sein de la force publique autour de « Cuchillo ». El Tiempo rapporte que les enquêteurs estimaient que la répétition des opérations de capture manquées s'expliquait par des infiltrés, avec plusieurs enquêtes de contre-espionnage.

État de la preuve
Allégations

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Human Rights WatchParamilitaries’ Heirs: The New Face of Violence in ColombiaRapport d’ONGFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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05

janvier–décembre 2010

2010 : opérations policières contre les réseaux sicaires, financiers, logistiques et de recrutement de l'ERPAC

Enquête

L'opération Orión Libertad conduit à l'arrestation de treize membres de l'ERPAC et vise explicitement les réseaux de tueurs, les finances, la logistique et le recrutement de la structure dirigée par Guerrero. D'autres opérations suivent contre l'armement et les cellules de l'organisation.

État de la preuve
Documenté

Sources · 1

  1. [1]
    Policía Nacional de ColombiaOperación Orión Libertad contra la estructura de alias CuchilloDocument officielFiabilité très élevée

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07

2007–2009

2007–2009 : guerre territoriale dans les Llanos pour le contrôle des routes et marchés du narcotrafic

Allégations

À partir de 2007, l'ERPAC de Guerrero affronte d'autres factions armées pour le contrôle des Llanos. Human Rights Watch décrit une lutte violente pour les territoires, les corridors et l'économie de la coca après les démobilisations paramilitaires.

État de la preuve
Documenté

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchParamilitaries’ Heirs: The New Face of Violence in ColombiaRapport d’ONGFiabilité très élevée
  2. [2]
    InSight CrimePedro Oliverio Guerrero, alias ‘Cuchillo’Fiabilité élevée

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08

14 avril 2009

Avril 2009 : condamné à onze ans pour association criminelle aggravée, vol qualifié et déplacement forcé

Condamnation

Un tribunal condamne Guerrero à onze ans de prison pour association criminelle aggravée, vol qualifié et déplacement forcé. L'affaire porte sur deux fincas rurales de San Martín, Meta, où des hommes du Bloc Guaviare ont menacé le responsable des lieux, forcé son départ et emporté notamment 230 bovins et 100 juments, pour des biens évalués à plus de 500 millions de pesos.

État de la preuve
Établi par la justice
Imputation
Mis en cause

Sources · 1

  1. [1]

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09

1999–2004

1999–2004 : commandement du Front Héroes del Guaviare / Bloc Centauros et contrôle de corridors de cocaïne

Enquête

Guerrero prend la tête du Front Héroes del Guaviare intégré au Bloc Centauros des AUC. Des sources institutionnelles et spécialisées décrivent cette structure comme chargée de consolider le contrôle territorial des AUC et des routes utilisées pour la production, le transport et le commerce de cocaïne et d'armes dans les Llanos.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 3

  1. [1]
    Unidad de Restitución de Tierras (Colombia)Resolución RT 01013 de 30 de septiembre de 2025Document officielFiabilité très élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchParamilitaries’ Heirs: The New Face of Violence in ColombiaRapport d’ONGFiabilité très élevée
  3. [3]
    InSight CrimePedro Oliverio Guerrero, alias ‘Cuchillo’Fiabilité élevée

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10

septembre 2004

2004 : autorités et chercheurs attribuent à Cuchillo un rôle dans l'assassinat de Miguel Arroyave

Allégations

Après la guerre interne du Bloc Centauros, son chef Miguel Arroyave est assassiné en 2004. Human Rights Watch relève que des responsables publics ont imputé à « Cuchillo » une responsabilité dans cette mort, à l'issue d'une lutte interne qui scinde ensuite le bloc entre Héroes del Llano et Héroes del Guaviare.

Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchParamilitaries’ Heirs: The New Face of Violence in ColombiaRapport d’ONGFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

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11

26 septembre 2001

26 septembre 2001 : massacre de La Cascada à Puerto Concordia sous l'emprise du Bloc Centauros

Aucune procédure

Une résolution de l'Unité de restitution des terres retrace l'arrivée du Bloc Centauros et du Front Héroes del Guaviare sous le commandement de Guerrero à Puerto Concordia, puis le massacre de huit personnes à La Cascada par des paramilitaires identifiés comme membres des AUC. L'épisode s'inscrit dans la prise de contrôle d'un corridor stratégique du Guaviare.

État de la preuve
Documenté

Sources · 1

  1. [1]
    Unidad de Restitución de Tierras (Colombia)Resolución RT 01013 de 30 de septiembre de 2025Document officielFiabilité très élevée

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12

années 2000

Années 2000 : meurtres, menaces et spoliation d'une propriété de 25 000 hectares sous le Front Héroes del Guaviare

Allégations

Une affaire de spoliation foncière décrit une famille devenue cible du Front Héroes del Guaviare, sous le commandement de Guerrero, après son refus de vendre à vil prix environ 25 000 hectares situés sur un corridor stratégique. Trois des six membres de la famille ont été tués et démembrés selon les éléments rapportés.

État de la preuve
Documenté

Sources · 1

  1. [1]

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II. Parcours documenté

Repères biographiques ou institutionnels documentés (élections, nominations, fondations, acquisitions…). Ce ne sont pas des controverses : ils ne sont pas comptés comme tels.

  1. 2003–2006

    2003–2006 : entrée dans le processus de démobilisation des AUC sans remise effective à la justice

    Guerrero apparaît dans le processus de démobilisation paramilitaire avec les factions issues du Bloc Centauros, mais Human Rights Watch relève qu'il ne se remet finalement pas aux autorités. Il réapparaît ensuite comme chef d'une structure armée successeure.

    Sources · 2
    1. Human Rights Watch — Paramilitaries’ Heirs: The New Face of Violence in Colombia
    2. InSight Crime — Pedro Oliverio Guerrero, alias ‘Cuchillo’
  2. années 1980–1989

    Années 1980 : débuts criminels dans l'entourage de Gonzalo Rodríguez Gacha et les milices paramilitaires des Llanos

    Pedro Oliveiro Guerrero, futur « Cuchillo », commence sa trajectoire criminelle dans l'environnement armé financé par Gonzalo Rodríguez Gacha, chef du cartel de Medellín. Après la mort de Rodríguez Gacha en 1989, il poursuit sa carrière dans les structures paramilitaires des Llanos orientaux.

    Sources · 2
    1. InSight Crime — Pedro Oliverio Guerrero, alias ‘Cuchillo’
    2. El Espectador — En su ley llegó a su fin alias 'Cuchillo'

III. Constellation des liens documentés

Aucun lien documenté avec une autre fiche publiée pour le moment.

Deux fiches sont reliées lorsqu’une controverse documentée de l’une nomme l’autre. Le lien renvoie à cette controverse et à ses sources ; il n’indique pas une relation personnelle.

IV. Une information a changé ?

Une décision de justice nouvelle, une source manquante, une erreur ? Expliquez-nous ce qui doit être mis à jour : chaque demande est lue par l’équipe éditoriale.

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