Né en Arabie saoudite · Nationalité saoudienne — Politique / institutions

Salman bin Abdulaziz

Fiche documentée couvrant 8 controverses, dont « Guerre au Yémen sous le règne de Salman : responsabilité institutionnelle et critiques sur les frappes civiles » et « Exécution de 47 personnes, dont le religieux chiite Nimr al-Nimr, et crise diplomatique ».

Vous êtes concerné(e) ? Droit de réponse

Fiche Nº 0491 · Mise à jour le 12 octobre 2026

Portrait de Salman bin Abdulaziz

Photo : Wikimedia Commons

8Controverses documentées
16Sources
0Mise en examen · au total
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

2015-2026

Guerre au Yémen sous le règne de Salman : responsabilité institutionnelle et critiques sur les frappes civiles

Aucune procédure

L'intervention militaire saoudienne au Yémen a commencé en 2015 sous le règne du roi Salman. Des enquêtes et organisations internationales ont documenté de lourdes pertes civiles et des controverses sur la conduite des frappes de la coalition dirigée par Riyad.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Dernière vérification : 20 août 2026

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02

2024-2026

Accélération record des exécutions sous son règne, y compris pour drogues et expression politique

Aucune procédure

Les exécutions ont atteint des niveaux records en Arabie saoudite : 345 en 2024 puis 356 en 2025 selon les chiffres repris par Human Rights Watch. En avril 2026, des organisations de défense des droits estimaient que plus de 2 000 personnes avaient été exécutées depuis l'accession de Salman au trône en janvier 2015. Les critiques portent notamment sur les exécutions pour infractions non létales liées aux stupéfiants, les ressortissants étrangers, des accusés mineurs au moment des faits et des affaires liées à l'expression politique.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchSaudi Arabia: Surge in Executions Over a DecadeONGFiabilité élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchSaudi Arabia: Executions Surge in 2025ONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 20 août 2026

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03

2017-2019

Création du comité anticorruption de 2017 et détentions massives au Ritz-Carlton

Aucune procédure

Par décret royal en novembre 2017, Salman a créé un comité anticorruption présidé par Mohammed ben Salmane et doté de pouvoirs étendus. Des princes, ministres et hommes d'affaires ont été détenus, donnant lieu à des règlements financiers et à un débat international sur la lutte anticorruption et la consolidation du pouvoir.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
Sans objet
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Saudi Press AgencyAttorney General: Anti-Corruption Committee settlements reach SAR 400 billionSource gouvernementaleFiabilité élevée

Dernière vérification : 20 août 2026

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04

2017-2019

Répression de 2018 contre les militantes des droits des femmes par des institutions rattachées au palais royal

Aucune procédure

À partir de mai 2018, les autorités saoudiennes ont arrêté plusieurs militantes de premier plan, dont Loujain al-Hathloul, Aziza al-Yousef et Eman al-Nafjan, peu avant la levée de l'interdiction faite aux femmes de conduire. La Présidence de la sécurité de l'État, créée par le roi Salman en 2017 et rattachée directement au palais royal, a évoqué des accusations liées à des contacts étrangers et à la sécurité de l'État. Des médias progouvernementaux ont parallèlement présenté certaines détenues comme des « traîtres », et des organisations de défense des droits ont ensuite documenté des allégations de torture et de harcèlement sexuel en détention.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Human Rights WatchSaudi Arabia: Detained Women Reported TorturedONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 20 août 2026

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05

2017-2018

Loi antiterroriste élargie et critiques sur son usage contre la dissidence

Aucune procédure

Une nouvelle loi antiterroriste adoptée en 2017 a été critiquée par Human Rights Watch et par un rapporteur spécial de l'ONU pour la largeur de ses définitions et son potentiel d'utilisation contre des dissidents et des critiques du roi ou du prince héritier.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
Sans objet
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Human Rights WatchSaudi Arabia: New Counterterrorism Law Enables AbuseONGFiabilité élevée

Dernière vérification : 20 août 2026

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06

2017

Succession de 2017 : éviction de Mohammed bin Nayef et concentration du pouvoir autour de son fils Mohammed bin Salman

Aucune procédure

En juin 2017, le roi Salman a retiré à son neveu Mohammed bin Nayef les fonctions de prince héritier et de ministre de l'Intérieur pour nommer son propre fils Mohammed bin Salman héritier du trône. Des sources Reuters proches de la famille royale ont décrit la transition comme une mise à l'écart brutale ayant accéléré une concentration de pouvoirs sans précédent autour de MBS. La décision rompait avec les équilibres dynastiques antérieurs et a nourri une controverse durable sur la centralisation de la monarchie.

État de la preuve
Contesté
Statut judiciaire — texte source
Sans objet
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]

Dernière vérification : 20 août 2026

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07

2016

Exécution de 47 personnes, dont le religieux chiite Nimr al-Nimr, et crise diplomatique

Protagoniste non poursuivi

Protagoniste non poursuivi — cette procédure n’est pas comptée dans ses mises en examen ou condamnations.

Le 2 janvier 2016, l'Arabie saoudite a exécuté 47 personnes condamnées pour terrorisme, dont le religieux chiite Nimr al-Nimr. L'exécution a suscité de vives critiques et contribué à une crise régionale, notamment avec l'Iran.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique
Rôle du protagoniste
Protagoniste non poursuivi

Dernière vérification : 20 août 2026

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08

1993-2008

Saudi High Commission for Bosnia : poursuites post-11 Septembre alléguant un soutien indirect à al-Qaïda, finalement rejetées sur l'immunité

Procédure civile / administrative

Avant de devenir roi, Salman présidait la Saudi High Commission for Relief of Bosnia and Herzegovina, créée en 1993. Des familles de victimes du 11-Septembre ont ensuite allégué devant les tribunaux américains que la commission et plusieurs responsables saoudiens avaient soutenu des organisations liées à al-Qaïda ou détourné des fonds caritatifs. Les plaintes citaient notamment des accusations de fonds non comptabilisés et de liens avec des structures radicales.

Imputation
Mise en cause directe

Sources · 2

  1. [1]
    U.S. District Court / case recordIn re Terrorist Attacks on September 11, 2001Document judiciaireSource primaire
  2. [2]
    U.S. Court of Appeals / JustiaIn re Terrorist Attacks on September 11, 2001Document judiciaireSource primaire

Dernière vérification : 20 août 2026

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II. Constellation des liens documentés

  • Fiche liée (portrait ou initiales) — cliquez pour l’ouvrir
  • Épaisseur du trait : nombre de références documentées
  • Survolez ou touchez un trait : controverses et sources

Deux fiches sont reliées lorsqu’une controverse documentée de l’une nomme l’autre. Le lien renvoie à cette controverse et à ses sources ; il n’indique pas une relation personnelle.

Liste des liens documentés (3)
  1. Loujain al-Hathloul1 référence documentée
  2. Mohammed bin Nayef1 référence documentée
  3. Mohammed bin Salman1 référence documentée

III. Une information a changé ?

Une décision de justice nouvelle, une source manquante, une erreur ? Expliquez-nous ce qui doit être mis à jour : chaque demande est lue par l’équipe éditoriale.

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