Portrait de Marcelo Rebelo de Sousa

Photo : Web Summit · CC BY 2.0 · Wikimedia Commons

Né au Portugal · Nationalité portugaise — Politique / institutions / gouvernance

Marcelo Rebelo de Sousa

Fiche documentée couvrant 12 controverses, dont « Affaire des jumelles luso-brésiliennes / Zolgensma — sollicitation du fils, intervention de la Casa Civil et enquête pénale » et « Commission d'enquête sur les jumelles — refus de déposer et controverse sur la transparence présidentielle ».

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Fiche Nº 4006 · Mise à jour le 12 octobre 2026

Portrait de Marcelo Rebelo de Sousa

Photo : Web Summit · CC BY 2.0 · Wikimedia Commons

12Controverses documentées+ 4 événements de parcours
12Sources
0Mise en examen · au total
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

9 mars 2026

Fin de dix années de présidence

Aucune procédure

Marcelo Rebelo de Sousa termine son second mandat le 9 mars 2026 après dix années à la présidence.

État de la preuve
Documenté

Sources · 1

  1. [1]
    Presidency of the Portuguese RepublicMarcelo Rebelo de Sousa — Previous PresidentsDocument officielFiabilité élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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02

2019-10-21–2025-03-18

Affaire des jumelles luso-brésiliennes / Zolgensma — sollicitation du fils, intervention de la Casa Civil et enquête pénale

Enquête

Les échanges produits devant le Parlement montrent que Nuno Rebelo de Sousa a sollicité son père en octobre 2019 au sujet des jumelles et du traitement Zolgensma, alors estimé à environ deux millions d'euros par enfant. Marcelo a transmis la sollicitation à sa Casa Civil, qui a pris contact avec des structures de santé et transmis le dossier au cabinet du Premier ministre. La procédure a ensuite impliqué le secrétariat d'État à la Santé et l'Hospital de Santa Maria. L'IGAS a identifié des irrégularités dans le circuit d'accès au SNS. Le DIAP a ouvert une enquête portant notamment sur des faits susceptibles de constituer prévarication, abus de pouvoir et fraude qualifiée. Nuno Rebelo de Sousa a été constitué arguido et a nié avoir demandé des faveurs. En juin 2024, la RTP rapportait que le ministère public ne voyait pas d'indices de crime concernant Marcelo lui-même. Le rapport final parlementaire de mars 2025 a conclu à une 'intervention spéciale' de la Casa Civil mais sans illégalité identifiée.

Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]
    Assembleia da RepúblicaNota Técnica — Comissão Eventual de Inquérito Parlamentar às GémeasDocument parlementaireFiabilité élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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03

2024-11-01–2025-03-19

Commission d'enquête sur les jumelles — refus de déposer et controverse sur la transparence présidentielle

Aucune procédure

La commission parlementaire avait décidé d'entendre Marcelo Rebelo de Sousa sur les faits relatifs au traitement des jumelles et lui avait demandé s'il souhaitait déposer par écrit ou en personne. Il a répondu qu'il n'existait pas de nouveaux éléments de fait concernant son intervention et qu'il n'y avait donc pas matière justifiant une nouvelle déclaration. Le choix a été politiquement critiqué et exploité notamment par Chega comme indice d'un manque de transparence. La commission a cependant achevé ses travaux en mars 2025 avec une conclusion bien plus nuancée : intervention spéciale de la Casa Civil, mais absence d'illégalité identifiée. Marcelo a déclaré accepter la décision du Parlement et ne pas voir de raison de commenter davantage.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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04

2025-08-27–2025-08-29

Donald Trump qualifié d'« actif russe » — controverse diplomatique et rappel gouvernemental sur la compétence en politique étrangère

Aucune procédure

À l'Université d'été du PSD, Marcelo expliqua qu'il ne parlait pas d'une alliance ou d'une complicité personnelle, mais estimait que l'orientation stratégique de la nouvelle administration américaine favorisait objectivement la Fédération de Russie. La formule 'actif russe' fut reprise dans la presse internationale et critiquée comme excessive, notamment parce qu'elle pouvait être comprise comme une accusation d'agentivité ou de collaboration. Le ministère portugais des Affaires étrangères publia ensuite un rappel institutionnel selon lequel les positions de politique étrangère sont celles du gouvernement et non du Président. Il s'agit d'une controverse diplomatique et de langage, non d'une procédure pénale.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]
    RTP / Ministério dos Negócios EstrangeirosGoverno português lembra que política externa é posição do GovernoDocument officielFiabilité élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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05

mars–mai 2025

Nouvelle dissolution et élections anticipées après la chute du gouvernement Montenegro

Aucune procédure

Après la perte d'un vote de confiance par le gouvernement minoritaire de Luís Montenegro, Marcelo dissout le Parlement et convoque des élections anticipées pour le 18 mai 2025, après consultations institutionnelles.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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06

2023-04-25–2024-05-15

Réparations pour l'esclavage et le colonialisme — polémique nationale et tentative de Chega de l'accuser de trahison

Aucune procédure

Marcelo fut le premier chef d'État portugais contemporain à demander explicitement que le pays assume sa responsabilité et envisage des excuses pour la traite transatlantique. En avril 2024, il alla plus loin en évoquant la restitution de biens, l'annulation de dettes ou d'autres formes de réparation. Le gouvernement de Luís Montenegro déclara qu'il n'engagerait pas de programme spécifique de réparations. Chega accusa le Président de trahir les intérêts nationaux et proposa une initiative visant une procédure pour trahison. Le 15 mai 2024, l'Assemblée de la République rejeta cette démarche. Le dossier est une controverse mémorielle et constitutionnelle, sans constat d'infraction.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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07

2023-11-07–2024-07-09

Opération Influencer — dissolution de 2023 malgré une majorité absolue socialiste, avant l'affaiblissement du dossier judiciaire

Enquête

Costa disposait encore d'une majorité absolue au Parlement, mais avait démissionné après l'annonce d'une enquête portant sur des projets de lithium, d'hydrogène et un centre de données. Le PS proposait une solution gouvernementale sans élections, notamment le nom de Mário Centeno. Marcelo jugea qu'une nouvelle légitimité électorale était nécessaire et fixa les législatives au 10 mars 2024. Dans les mois suivants, plusieurs décisions judiciaires affaiblirent fortement certaines hypothèses de corruption ou prévarication de l'opération Influencer ; António Costa n'avait toujours pas été mis en accusation en juillet 2024. Cela a nourri rétrospectivement le débat sur la proportionnalité de la dissolution, mais la décision relevait pleinement des pouvoirs constitutionnels du Président et aucune illégalité personnelle n'est alléguée.

Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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08

2023-09-17–2024-04-24

Déclarations publiques controversées — remarque sur le décolleté d'une jeune femme puis propos 'oriental' / 'rural' sur Costa et Montenegro

Aucune procédure

Lors d'une visite au Canada en septembre 2023, une interaction filmée avec une jeune femme de la communauté portugaise provoqua des accusations de sexisme après une remarque de Marcelo sur son décolleté et son risque d''attraper une grippe'. Il rejeta toute intention sexiste. En avril 2024, lors d'un dîner avec des journalistes étrangers, il déclara qu'António Costa était 'lent, oriental' et que Luís Montenegro, issu d'un environnement rural selon lui, avait des 'comportements ruraux'. Marcelo affirma ne voir aucune offense dans ces propos. Ces épisodes sont de nature réputationnelle et éthique, sans dimension pénale.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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09

2023-05-02–2023-05-04

Crise TAP / João Galamba — pression présidentielle sur le gouvernement et conflit ouvert avec António Costa

Aucune procédure

Galamba avait présenté sa démission après une succession de controverses autour de TAP et d'un incident impliquant son cabinet, mais Costa décida de le maintenir. La décision fut largement interprétée comme un camouflet pour Marcelo, qui avait publiquement signalé son manque de confiance dans le ministre. Des partis d'opposition demandèrent alors au Président de dissoudre le Parlement. Marcelo choisit de ne pas le faire mais prononça une adresse solennelle avertissant le gouvernement qu'il devait préserver sa crédibilité et annonçant une attitude présidentielle plus assertive. L'épisode souleva un débat sur la limite entre la 'magistrature d'influence' du chef de l'État et l'autonomie constitutionnelle du gouvernement.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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10

2021-01-01–2023-05-17

Euthanasie — quatre veto/referrals avant promulgation obligatoire en 2023

Aucune procédure

La législation sur la mort médicalement assistée a connu plusieurs allers-retours entre le Parlement, la Présidence et le Tribunal constitutionnel. Marcelo, catholique pratiquant et constitutionnaliste, a utilisé ses pouvoirs de veto et de contrôle préventif pour contester des formulations qu'il jugeait insuffisamment précises ou problématiques. En mai 2023, après que le Parlement eut surmonté le dernier veto, la Présidence annonça qu'il promulguait la loi 'comme il y était obligé' constitutionnellement. Ses adversaires ont dénoncé une stratégie d'obstruction idéologique ; ses défenseurs ont souligné qu'il exerçait précisément les mécanismes prévus par la Constitution. Le dossier relève d'un conflit de politique publique et d'interprétation constitutionnelle, pas d'une affaire de probité.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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11

novembre 2021–janvier 2022

Dissolution de l'Assemblée après le rejet du budget 2022

Aucune procédure

Après le rejet du budget de l'État pour 2022, Marcelo consulte les partis et le Conseil d'État puis dissout l'Assemblée et convoque des élections anticipées au 30 janvier 2022.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 1

  1. [1]
    Presidency of the Portuguese Republic — archiveDeclaração do Presidente da República ao PaísDocument officielFiabilité élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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12

mars 2020–avril 2021

Déclaration et renouvellements de l'état d'urgence pendant la pandémie

Aucune procédure

Face à la pandémie de Covid-19, Marcelo déclare puis renouvelle à de multiples reprises l'état d'urgence après autorisation parlementaire, permettant au gouvernement d'adopter des restrictions exceptionnelles.

État de la preuve
Documenté
Imputation
Responsabilité politique

Sources · 1

  1. [1]
    Assembleia da RepúblicaCovid19 — Estado de emergênciaDocument parlementaireFiabilité élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

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II. Parcours documenté

Repères biographiques ou institutionnels documentés (élections, nominations, fondations, acquisitions…). Ce ne sont pas des controverses : ils ne sont pas comptés comme tels.

  1. 24 janvier–9 mars 2021

    Réélection pour un second mandat présidentiel

    Marcelo est réélu président le 24 janvier 2021 et commence son second mandat le 9 mars 2021.

    Sources · 1
    1. Presidency of the Portuguese Republic — Marcelo Rebelo de Sousa — Previous Presidents
  2. 24 janvier–9 mars 2016

    Première élection à la présidence de la République

    Il est élu président de la République le 24 janvier 2016 et entre en fonctions le 9 mars 2016.

    Sources · 1
    1. Presidency of the Portuguese Republic — Marcelo Rebelo de Sousa — Previous Presidents
  3. années 1970–2015

    Carrière universitaire, journalistique et médiatique

    Juriste et professeur de droit, Marcelo Rebelo de Sousa exerce aussi comme journaliste, dirige Expresso et devient ensuite un commentateur politique très connu à la radio et à la télévision.

    Sources · 1
    1. Presidency of the Portuguese Republic — Marcelo Rebelo de Sousa — Previous Presidents
  4. 1996–1999

    Dirigeant du PSD

    Marcelo Rebelo de Sousa préside le Parti social-démocrate (PSD) de 1996 à 1999 et exerce alors le rôle de chef de l'opposition.

    Sources · 1
    1. Presidency of the Portuguese Republic — Marcelo Rebelo de Sousa — Previous Presidents

III. Constellation des liens documentés

  • Fiche liée (portrait ou initiales) — cliquez pour l’ouvrir
  • Épaisseur du trait : nombre de références documentées
  • Survolez ou touchez un trait : controverses et sources

Deux fiches sont reliées lorsqu’une controverse documentée de l’une nomme l’autre. Le lien renvoie à cette controverse et à ses sources ; il n’indique pas une relation personnelle.

Liste des liens documentés (4)
  1. António Costa3 références documentées
  2. Luís Montenegro3 références documentées
  3. António Guterres1 référence documentée
  4. Donald Trump1 référence documentée

IV. Une information a changé ?

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